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La retenue à la source (WHT) est un impôt prélevé directement sur le salaire d’un salarié ou sur une rémunération versée à un prestataire ou à un non-résident, puis reversé à l’État par l’employeur ou le payeur. Plutôt que de laisser le bénéficiaire s’acquitter de l’impôt en fin d’année, l’État le perçoit directement à la source, ce qui garantit le respect de la législation et réduit le risque de fraude fiscale. Les taux et les règles varient considérablement selon les pays, le type de paiement et le statut au titre des conventions fiscales.

 

Qu’est-ce que la retenue à la source ?

 

La retenue à la source (WHT) est un système mis en place par l’État qui oblige les employeurs (ou les payeurs) à prélever une partie du salaire d’un salarié (ou des paiements versés à des prestataires, des investisseurs ou des non-résidents) avant de le verser. L’administration fiscale perçoit ce montant prélevé directement auprès du bénéficiaire.

Le terme « retenue à la source » désigne le fait de prélever une partie du paiement directement à la source. En substance, le payeur agit en tant qu’intermédiaire pour le compte de l’État en matière de perception fiscale. Il verse ainsi une somme que le bénéficiaire aurait de toute façon dû déclarer et payer à la fin de l’année.

Pour les salariés, l’impôt à la source est prélevé de manière continue tout au long de l’année, généralement à chaque période de paie, plutôt que sous la forme d’un versement annuel unique. Cela garantit aux pouvoirs publics un flux de recettes régulier et permet aux particuliers d’éviter le stress lié à la nécessité de mettre de l’argent de côté pour régler d’un seul coup une facture fiscale élevée.

Pour les entreprises, cette responsabilité ne se limite pas à leurs propres salariés. En fonction de la législation fiscale locale et des conventions fiscales en vigueur, les entreprises qui emploient des prestataires étrangers, des consultants non-résidents ou des investisseurs peuvent également être tenues de prélever l’impôt à la source.

 

Comment fonctionne la retenue à la source

 

La gestion de la retenue à la source suit une procédure simple en trois étapes, mais n’oubliez pas que les règles, les taux et les délais peuvent varier considérablement d’un pays à l’autre :

 

Étape 1 : Calcul

 

L’employeur ou le payeur doit déterminer le taux de retenue à la source approprié conformément à la législation fiscale en vigueur. Pour les salaires des employés, cela implique généralement de calculer un impôt progressif sur le revenu en fonction de facteurs tels que le salaire brut, la situation fiscale, les personnes à charge et les déductions applicables. Pour les paiements versés à des non-résidents, un taux forfaitaire est souvent appliqué. Par exemple, la Suisse impose une retenue à la source standard de 35 % sur les intérêts et les dividendes versés à des personnes qui n’y résident pas, bien qu’il existe certaines exceptions en raison de conventions fiscales.

 

📊 Formula: WHT Calculation (Employee Salary)

WHT Amount = Gross Pay × Applicable WHT Rate (%)

Example: CHF 8,000 gross salary × 12% WHT rate = CHF 960 withheld

For non-residents (flat rate): WHT Amount = Gross Payment × Flat WHT Rate (%)

Example: CHF 10,000 dividend × 35% = CHF 3,500 withheld (Swiss anticipatory tax)

 

Étape 2 : Déduction

 

Avant que le paiement net ne soit versé au salarié ou au bénéficiaire, le montant brut est diminué du montant de l’impôt calculé. Cela signifie que le bénéficiaire perçoit finalement un montant inférieur au montant brut, ce qui correspond à l’impôt qui a été retenu à la source. Cette retenue apparaîtra à la fois sur la fiche de paie du salarié et dans les registres comptables du payeur.

💰 Formula: Net Pay After WHT Deduction

Net Pay = Gross Pay − WHT Amount − Other Deductions

Example: CHF 8,000 − CHF 960 (WHT) − CHF 440 (AHV/pension) = CHF 6,600 net pay

 

Étape 3 : Virement bancaire

 

L’employeur est tenu de verser le montant de l’impôt retenu à la source à l’administration fiscale compétente, généralement dans un délai déterminé, qui peut être mensuel ou trimestriel selon la localisation de l’entreprise. Tout retard ou inexactitude dans ces versements peut entraîner de lourdes amendes.

Les montants retenus sont ensuite déduits du montant total de l’impôt annuel dû par le contribuable. Si le montant retenu est trop élevé (retenue excessive), le contribuable peut généralement récupérer cet excédent en remplissant sa déclaration d’impôt annuelle. À l’inverse, si le montant retenu est trop faible (retenue insuffisante), il devra s’acquitter de la différence.

⚠️ Over-Withholding

WHT Withheld > Actual Tax Due

Refund = WHT Withheld − Actual Tax Due

Employee claims refund via tax return

⚠️ Under-Withholding

WHT Withheld < Actual Tax Due

Amount Owed = Actual Tax Due − WHT Withheld

Employee pays balance + possible penalties apply

 

Types courants de retenue à la source

 

La retenue à la source s’applique à divers types de revenus et de paiements. Il est essentiel pour les multinationales de bien comprendre chaque type de retenue, en particulier lorsqu’elles doivent gérer différentes obligations de paiement dans plusieurs juridictions.

 

Retenue à la source

 

Il s’agit de la forme la plus courante. Les employeurs prélèvent l’impôt sur le revenu sur les salaires ou les rémunérations de leurs employés à chaque période de paie. Le taux suit généralement une structure progressive, ce qui signifie que les personnes qui gagnent davantage paient un pourcentage plus élevé ; il est déterminé en fonction du revenu annuel prévu de l’employé, de son statut fiscal et de toute exonération ou déduction applicable. Les services de paie gèrent ce type de retenue de manière régulière, tous les mois.

 

Retenue à la source sur les dividendes

 

Cet impôt s’applique aux dividendes versés aux actionnaires. De nombreux pays prélèvent une retenue à la source sur les dividendes que les sociétés nationales distribuent à des actionnaires étrangers. La Suisse, par exemple, applique une retenue à la source de 35 % sur les dividendes. Toutefois, ce taux peut souvent être réduit, voire ramené à zéro, grâce aux conventions bilatérales de prévention de la double imposition (CDI). Les multinationales doivent suivre de près ces obligations afin d’éviter la double imposition de leurs bénéfices distribués.

 

Retenue à la source sur les intérêts

 

Cette taxe s’applique aux paiements d’intérêts versés aux prêteurs ou aux détenteurs d’obligations, en particulier ceux qui ne sont pas résidents. Le taux varie en fonction de la législation nationale et des conventions fiscales applicables. La retenue à la source suisse de 35 % sur les intérêts figure parmi les plus élevées des pays de l’OCDE, même si des réductions prévues par les conventions fiscales sont généralement accordées. Pour les équipes de trésorerie des multinationales qui gèrent des prêts intra-groupe, il s’agit d’un aspect essentiel de leur planification.

 

Retenue à la source sur les redevances et les honoraires

 

De nombreux pays imposent une retenue à la source sur les paiements versés à des non-résidents au titre de l’utilisation de propriété intellectuelle (comme les redevances), de services techniques, de frais de gestion ou de prestations de conseil. Cela concerne tout particulièrement les multinationales qui s’appuient sur des contrats de services transfrontaliers entre leurs différentes entités. Par exemple, une entreprise suisse qui rémunère une filiale étrangère pour des services de gestion peut être tenue de prélever une partie de ce paiement et de la verser aux autorités fiscales suisses.

 

Retenue à la source en Suisse (Quellensteuer)

 

La Suisse dispose d’un système unique d’impôt à la source, appelé « Quellensteuer » en allemand et « impôt à la source » en français, qui s’applique spécifiquement aux salariés étrangers ne disposant pas d’un permis C suisse (permis de séjour permanent). Contrairement à de nombreux pays de l’UE où l’impôt à la source s’applique à tous les salariés, la « Quellensteuer » suisse fonctionne parallèlement aux systèmes fiscaux cantonaux et fédéraux habituels.

Alors, qui est concerné par la Quellensteuer ?

  • Les ressortissants étrangers résidant en Suisse titulaires d’un permis B, G, L ou F
  • Travailleurs frontaliers (Grenzgänger) titulaires d’un permis G
  • Non-resident employees earning income in Switzerland
  • Les ressortissants étrangers résidents qui ne sont pas installés de manière permanente (sans permis C)

Les citoyens suisses et les titulaires d’un permis C règlent leurs impôts via la procédure cantonale standard de déclaration et ne sont pas soumis à l’impôt à la source.

 

Alors, comment calcule-t-on la Quellensteuer ?

Ce n’est pas aussi simple qu’une déduction forfaitaire ; les taux sont assez complexes et adaptés à chaque situation personnelle. Le taux qui s’appliquera à vous dépendra :

  • Votre salaire mensuel brut
  • Le canton dans lequel vous résidez (chacun des 26 cantons suisses dispose de ses propres barèmes)
  • Votre situation familiale (célibataire, marié(e) ou en partenariat enregistré)
  • Votre confession religieuse (dans certains cantons, l’impôt ecclésiastique est inclus dans l’impôt à la source)
  • Le nombre d’enfants à votre charge (cela peut réduire votre taux)
  • Que les deux conjoints travaillent ou non (les ménages à double revenu sont soumis à des barèmes différents)

 

La réforme de la Quellensteuer de 2021

 

Une réforme majeure est entrée en vigueur le 1er janvier 2021 (ordonnance sur l’imposition à la source, art. 137 de la loi fédérale sur l’impôt sur le revenu), instaurant un droit à l’ajustement rétroactif et à un remboursement pour les salariés soumis à l’imposition à la source. Voici les principaux changements :

  • Les salariés soumis à l’imposition à la source peuvent désormais demander une imposition ordinaire rétroactive si leur revenu brut dépasse 120 000 CHF par an, quel que soit leur lieu de résidence.
  • Les salariés non résidents dont les revenus sont inférieurs à 120 000 CHF peuvent déposer une déclaration d’impôt complémentaire (assujettissement quasi illimité) afin de bénéficier de déductions auxquelles ils n’auraient pas droit autrement.
  • De nouvelles règles de calcul uniformes ont été mises en place dans tous les cantons, ce qui contribue à réduire au minimum les écarts.

Pour les équipes de paie multinationales, cette réforme a ajouté une couche de complexité administrative au traitement de la Quellensteuer suisse. Les employeurs doivent désormais suivre la situation de chaque salarié tout au long de l’année et traiter les demandes de redressement fiscal. Pour rester en conformité, il est absolument indispensable de disposer de systèmes de paie automatisés capables de calculer et d’appliquer avec précision le taux de Quellensteuer approprié pour chaque salarié, et d’identifier ceux qui pourraient être soumis à un redressement fiscal ordinaire.

 

Autres retenues à la source suisses

 

La Suisse applique également un impôt anticipé de 35 % sur les dividendes, les intérêts des obligations nationales et les gains de loterie. Ce taux, qui figure parmi les plus élevés de l’OCDE, est prélevé par la Confédération suisse et non par les cantons. Les bénéficiaires étrangers peuvent demander un remboursement en vertu d’une convention fiscale, mais doivent s’attendre à une procédure de remboursement qui peut s’avérer longue.

En Suisse, les taux de l’impôt à la source varient généralement entre environ 3 % et 41,5 % de votre salaire brut, en fonction des facteurs mentionnés ci-dessus. Cette large fourchette met en évidence le caractère progressif du système fiscal suisse et les différences considérables entre les taux d’imposition d’un canton à l’autre.

🇨🇭 Formula: Swiss Quellensteuer Calculation

Quellensteuer = Gross Monthly Salary × Cantonal Tariff Rate (%)

The tariff rate is determined by canton, salary level, marital status, religion, and number of dependents.

Tariff Code Profile Example (Zurich) WHT on CHF 8,000/mo
A (single) Single, no kids ~12.5% CHF 1,000
B (married) Married, 1 income ~9.0% CHF 720
C (married, dual) Married, 2 incomes ~14.5% CHF 1,160
Rates are illustrative. Actual rates depend on canton-specific tariff tables. Always verify with official cantonal tables.

Taux de retenue à la source dans différents pays

 

Les taux et les régimes de retenue à la source varient considérablement d’un pays à l’autre, ce qui complique considérablement la tâche des équipes chargées de la gestion de la paie dans les multinationales. Le tableau ci-dessous présente les principaux marchés concernés par les clients d’Applic8 :

Country WHT Rate Range Key Notes
Switzerland (Quellensteuer) 0–41.5% Varies by canton, income, marital status, religion
Germany 14–47% Progressive; employer deducts monthly via ELSTER
United Kingdom (PAYE) 20–45% Deducted via HMRC PAYE; basic rate 20%
United States (FITW) 10–37% Federal income tax; state varies from 0–13%
France 0–45% Monthly withholding via prélèvement à la source (since 2019)
Singapore 0–22% Lower rates for non-residents; flat 15% or progressive
Brazil 0–27.5% IRRF; complex with many exemptions and deductions

Petit avertissement : les taux indiqués ici sont assez généraux. Les taux réels peuvent varier en fonction de votre situation personnelle, des conventions fiscales applicables, du type d’emploi et de la législation locale en vigueur au moment où vous percevez votre rémunération. Il est toujours recommandé de consulter un conseiller fiscal local pour obtenir des conseils adaptés à votre pays.

 

Le rôle des conventions fiscales en matière de retenue à la source

 

L’un des éléments clés, mais souvent négligés, de la retenue à la source internationale est le rôle des conventions fiscales bilatérales, communément appelées accords de double imposition (ADI) ou conventions fiscales. Ces accords entre deux pays définissent quel pays est habilité à imposer certains types de revenus et à quels taux.

La Suisse dispose d’un solide réseau de conventions fiscales, avec plus de 100 conventions de double imposition actuellement en vigueur. Ces accords permettent souvent de réduire considérablement les taux de retenue à la source. Par exemple, alors que la Suisse applique généralement une retenue à la source de 35 % sur les dividendes, ce taux peut être ramené à :

  • 0 % pour les sociétés mères de l’UE éligibles au titre de l’accord entre la Suisse et l’UE sur la fiscalité de l’épargne
  • 5 % ou 15 % pour les actionnaires personnes morales en vertu de la plupart des conventions fiscales bilatérales, en fonction de leur pourcentage de participation
  • 15 % ou 25 % pour les actionnaires particuliers en vertu de la plupart des conventions fiscales bilatérales
📜 Formula: DTA Effective Withholding Rate on Dividends

Effective WHT = Gross Dividend × DTA Reduced Rate (%)

Without DTA: CHF 100,000 dividend × 35% = CHF 35,000 withheld

With DTA (corporate, 5% rate): CHF 100,000 × 5% = CHF 5,000 withheld

DTA Saving = CHF 30,000 per CHF 100,000 dividend

Correct documentation (residency certificate, beneficial ownership declaration) must be on file to apply the reduced rate.

Pour les multinationales, le fait de ne pas appliquer le taux conventionnel approprié – qu’il s’agisse d’une retenue à la source trop élevée ou trop faible – peut entraîner des difficultés sur les plans opérationnel, financier et de réputation. Pour bénéficier des avantages prévus par les conventions fiscales, il est souvent nécessaire de fournir des documents spécifiques, notamment des certificats de résidence, des déclarations de propriété effective et des déclarations transmises en temps voulu aux autorités fiscales.

En matière de paie, les dispositions conventionnelles les plus pertinentes concernent les revenus du travail, les jetons de présence, les pensions et les cotisations sociales. Les multinationales dont les employés travaillent dans différents pays, ou ceux en mission à l’étranger, doivent déterminer si une convention fiscale modifie les obligations standard en matière de retenue à la source pour chaque paiement.

 

Pourquoi la retenue à la source est importante pour les équipes chargées de la paie dans les multinationales

 

Pour les équipes chargées de la paie et des ressources humaines au sein des multinationales, la gestion de la retenue à la source est bien plus qu’une simple tâche de routine : c’est l’un des aspects les plus complexes et les plus risqués de la conformité internationale. Voici pourquoi ce sujet mérite une attention particulière :

 

Conformité et risques de sanctions

 

Des erreurs dans le calcul de la retenue à la source ou des retards de paiement peuvent entraîner de lourdes pénalités dans certains pays, pouvant aller jusqu’à 100 % du montant non versé, majoré des intérêts. En Suisse, une erreur dans le calcul de la Quellensteuer peut donner lieu à des contrôles cantonaux et à des ajustements rétroactifs portant sur plusieurs années. Aux États-Unis, la pénalité de recouvrement du fonds fiduciaire (Trust Fund Recovery Penalty) de l’IRS peut engager la responsabilité personnelle des dirigeants de l’entreprise en cas de non-versement des retenues à la source.

 

La mobilité internationale et la complexité du télétravail

 

L’essor du télétravail international a rendu les obligations en matière de retenue à la source encore plus complexes. Lorsqu’un salarié travaille depuis un pays différent de celui où son employeur est établi, cela peut entraîner de nouvelles obligations de retenue à la source, voire des risques de création d’un établissement stable dans le pays d’origine du salarié. Les services de paie doivent surveiller de près le lieu de travail des salariés et adapter les retenues en conséquence. Ce domaine fait l’objet d’une surveillance réglementaire de plus en plus stricte.

 

Fragmentation des données entre plusieurs fournisseurs

 

Les multinationales collaborent souvent avec divers prestataires locaux de gestion de la paie dans chaque pays, chacun appliquant ses propres règles locales en matière de retenues à la source dans des systèmes et des formats différents. En l’absence d’une vue d’ensemble unifiée, les responsables de la paie ont du mal à s’assurer que les taux corrects sont appliqués, à rapprocher les données relatives aux retenues à la source entre les différentes entités ou à détecter les erreurs avant qu’elles ne se transforment en problèmes lors des audits. Selon une étude d’Applic8, 60 % des multinationales ont des difficultés à générer des rapports de paie de base à partir de leurs systèmes.

 

Flux de trésorerie et reporting financier

 

Du point de vue d’un directeur financier, la retenue à la source a un impact significatif sur la planification de la trésorerie. Le calendrier de versement des retenues à la source, ainsi que la gestion des demandes de remboursement des montants indûment retenus, peuvent avoir une incidence considérable sur le fonds de roulement, en particulier pour les organisations dotées de structures financières complexes.

 

Automatisation de la retenue à la source et de la gestion des salaires

 

La complexité des retenues à la source d’un pays à l’autre illustre parfaitement pourquoi l’automatisation de la gestion des salaires est si indispensable. Les plateformes modernes de gestion des salaires dans le cloud et les hubs d’intégration permettent de relever plusieurs défis majeurs, notamment :

  • Mise à jour automatique des barèmes dès que les pouvoirs publics modifient les taux de retenue à la source ou les tranches d’imposition
  • Calculs effectués au niveau de chaque salarié et tenant compte de facteurs personnels tels que le statut fiscal, le lieu de résidence, les personnes à charge et le type de permis
  • Automatisation des virements planifiés, adaptée aux échéances spécifiques de chaque juridiction
  • Regroupement en temps réel des données relatives aux retenues à la source pour l’ensemble des entités et des prestataires de services de paie
  • Intégration transparente avec le SIRH afin de garantir que les retenues soient mises à jour automatiquement en cas de changement de situation d’un employé (par exemple, obtention d’un nouveau permis, déménagement dans un autre canton ou ajout de personnes à charge)
  • Conservation des pistes d’audit afin de répondre à toute demande des autorités de régulation

Pour les organisations qui font appel à un employeur de référence (EOR) ou à une organisation professionnelle d’emploi (PEO), c’est généralement l’EOR/PEO qui se charge des obligations de retenue à la source en tant qu’employeur légal. Cependant, les entreprises qui travaillent avec des prestataires de services de paie locaux, comme la plupart des sociétés, restent responsables de s’assurer que les retenues à la source correctes sont bien appliquées.

 

Bonnes pratiques pour les équipes chargées de la paie

 

Lorsqu’il s’agit de naviguer dans les méandres de la conformité en matière de paie au niveau multinational, notamment en ce qui concerne la retenue à la source, il convient de garder à l’esprit certaines pratiques essentielles :

  • Tenez à jour un inventaire de toutes vos obligations en matière de retenue à la source, ventilées par pays, par entité et par type de paiement. De nombreuses entreprises qui se sont développées par le biais d’acquisitions n’ont souvent pas une vision claire de leurs obligations en matière de retenue à la source.
  • Veillez à consulter les conventions fiscales applicables à tous les paiements transfrontaliers, notamment les dividendes, les redevances, les frais de gestion et les salaires des employés détachés.
  • Regroupez toutes vos données relatives aux retenues à la source provenant de l’ensemble de vos prestataires de paie locaux au sein d’un système unique et complet. Il est recommandé de rapprocher les montants retenus de vos états financiers au moins une fois par trimestre.
  • Suivez en temps réel le lieu de travail de vos employés ; cela est particulièrement crucial pour les télétravailleurs et les expatriés, afin d’identifier toute nouvelle obligation de retenue à la source avant qu’elle n’entraîne des problèmes de conformité.
  • Créez un calendrier indiquant les dates limites de versement des retenues à la source pour chaque juridiction et synchronisez-le avec votre calendrier de traitement des salaires afin d’éviter tout retard de paiement.
  • N’oubliez pas de vérifier chaque année les barèmes de l’impôt à la source suisse, ou dès que la situation d’un salarié change, afin de vous assurer que le code tarifaire approprié est bien utilisé.

Comment Applic8 gère la retenue à la source

 

Pour les multinationales qui gèrent la paie dans plusieurs pays, se conformer aux obligations en matière de retenues à la source peut constituer l’une des tâches récurrentes les plus complexes et représenter un risque majeur si elle est effectuée manuellement. La plateforme As1 d’Applic8 s’attaque de front à ce problème grâce à son Centre d’intégration et à son Arbre de rémunération mondial. En regroupant les données de paie de tous les prestataires locaux dans une base de données unique et cohérente, As1 offre aux responsables de la paie un aperçu en temps réel des obligations de retenue à la source et des montants retenus pour chaque entité et juridiction, éliminant ainsi efficacement la fragmentation des données qui complique la gestion des retenues à la source au niveau multinational.

En matière de gestion de la paie en Suisse, le service d’Applic8 se charge du calcul de l’impôt à la source pour toutes les catégories de permis, y compris les dispositions complexes de la réforme de 2021 relatives aux redressements rétroactifs. La plateforme applique automatiquement le barème cantonal approprié pour chaque employé et génère les documents nécessaires aux procédures de déclaration fiscale complémentaire.

 

Questions fréquemment posées

La retenue à la source est-elle la même chose que l’impôt sur le revenu ?

 

Pas tout à fait. La retenue à la source est un moyen de prélever l’impôt sur le revenu directement à la source. Il s’agit bien d’une forme d’impôt sur le revenu, mais au lieu que le contribuable le paie en totalité à la fin de l’année, c’est l’employeur ou le payeur qui s’en charge dès le départ. Le montant retenu est déduit du montant total de l’impôt sur le revenu de la personne pour l’année. Si le montant retenu est trop élevé, la personne peut s’attendre à un remboursement. À l’inverse, si le montant retenu est insuffisant, elle devra payer la différence lorsqu’elle remplira sa déclaration d’impôt.

 

Les entrepreneurs et les travailleurs indépendants sont-ils soumis à la retenue à la source en Suisse ?

 

Oui, cela peut être le cas dans certaines situations. Les entreprises suisses qui versent des rémunérations à des prestataires de services ou à des entrepreneurs étrangers non résidents peuvent être tenues de prélever un impôt à la source sur ces paiements, en fonction de la législation suisse ou des conventions fiscales applicables. Le taux spécifique et l’applicabilité de cette mesure peuvent varier en fonction du type de paiement, du pays d’origine du prestataire et de l’existence éventuelle d’une convention de double imposition (CDI) susceptible de réduire ou de supprimer l’obligation de retenue à la source. Les prestataires résidant en Suisse, tels que les entrepreneurs individuels ou les gérants de Sàrl, sont généralement soumis à l’impôt sur le revenu standard plutôt qu’à la Quellensteuer, sauf s’ils sont des travailleurs frontaliers non-résidents.

 

Que se passe-t-il si un employeur prélève un montant erroné ?

 

Si un employeur prélève un montant insuffisant, il s’expose à des pénalités et à des intérêts dans la plupart des pays. L’employeur reste responsable du montant qui aurait dû être prélevé, même si celui-ci n’a pas été déduit du salaire de l’employé. En Suisse, les autorités fiscales locales peuvent exiger des rectifications remontant à plusieurs années. Pour l’employé, une retenue insuffisante signifie qu’il devra payer un supplément au moment de remplir sa déclaration d’impôts. À l’inverse, une retenue excessive peut donner lieu à un remboursement pour l’employé, mais la gestion de retenues excessives importantes peut entraîner des problèmes de trésorerie pour les particuliers.

 

Comment fonctionne la retenue à la source pour les salariés en mobilité internationale ?

 

La gestion de la paie internationale peut s’avérer extrêmement complexe, en particulier lorsqu’un salarié travaille dans plusieurs pays au cours de l’année. Dans de tels cas, plusieurs pays peuvent revendiquer le droit de prélever des impôts sur ces revenus, ce qui peut entraîner une double imposition, à moins qu’une convention fiscale (DTA) ne s’applique. Les employeurs doivent surveiller de près le nombre de jours pendant lesquels un employé travaille dans chaque pays, appliquer les règles pertinentes de la convention fiscale et ajuster leurs calculs de retenues à la source en conséquence. C’est là que les plateformes d’automatisation de la paie internationale prennent tout leur sens, car elles permettent d’éliminer les erreurs et les processus chronophages liés au suivi manuel de la paie auprès de divers prestataires locaux.

 

Quelle est la différence entre la retenue à la source et la Quellensteuer ?

 

Le terme « Quellensteuer » désigne, en suisse allemand, la retenue à la source applicable aux travailleurs étrangers en Suisse. Il s’agit d’une variante spécifique du concept général de retenue à la source, conçue pour s’adapter au système de résidence suisse, qui repose sur des permis. Contrairement à de nombreux autres pays où la retenue à la source s’applique à tous les employés, quelle que soit leur nationalité, la Quellensteuer concerne spécifiquement les employés étrangers qui ne disposent pas d’un permis C. En revanche, les citoyens suisses et les titulaires d’un permis C gèrent leurs impôts via la procédure cantonale habituelle de déclaration spontanée.

 

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